La fête des maths à l’heure du bilan

Première fête de la science et des maths organisée par l’association Fermat Science dans la salle des fêtes de Beaumont de Lomagne juste après son déménagement destiné à libérer la maison natale de Fermat en travaux pour un an avant l’ouverture de la Maison de Fermat prévue début 2023.

L’équipe de Fermat Science. Derniers jours avant travaux dans l’hôtel Fermat

Et voilà qu’arrive l’heure du bilan.

Au cours de la semaine, les activités proposées aux scolaires, ateliers, spectacles, concert pédagogique ont connu une véritable réussite pour le plus grand plaisir des participants-tes mais aussi de tous les intervenants-es qui ont offert leur savoir avec l’aide agissante de l’équipe de Fermat Science : Sabine et Camille pour les ateliers, Véronique et Audrey pour les spectacles et l’animation musicale, Thomas et Jordane pour la gestion des flux et les problèmes pratiques. La fête de la science, c’est trois jours pour les enfants des cycles 3 et 4, 18 activités, 46 médiateurs pour les différents ateliers, 511 élèves dont 205 collégiens et 306 élémentaires accompagnés par 53 adultes, enseignants ou parents, soit un total de 610 personnes venant de trois départements : Lot, Haute –Garonne, et Tarn et Garonne.

A l’équipe de Fermat Science s’est ajouté pour le dimanche de la fête des maths un petit groupe de beaumontoises bénévoles qui s’est vu confier l’importante mission de veiller au confort de tous.

Une fête sous contrôle.

Pour cette fête populaire, le dimanche, le ciel avait décidé de jouer, lui aussi, sa partie. Une pluie permanente et insidieuse glaçait l’atmosphère sans parvenir à modérer l’enthousiasme des participants-es certes moins nombreux qu’à l’ordinaire en cette première fête d’après Covid sous pass sanitaire donc en liberté surveillée.

Une frange notable de la population jeune malheureusement exclue en raison des contraintes sanitaires, n’a pas pu bénéficier de ces festivités qui leur étaient pourtant destinées en tout premier lieu mais les présents ont fait contre mauvaise fortune bon cœur et les ateliers proposés dans la salle des fêtes de Beaumont n’ont pas désempli de la journée.

Curiosité et envie d’apprendre, faculté d’émerveillement, enthousiasme étaient au rendez-vous. Dès le matin, dans la salle orange de l’hôtel Dubosc, les Conteuses en Lomagne, Thérèse et Marie, ont enchanté leur public avec leurs contes succédant aux prouesses de Dominique Souder qui avait, en ce même lieu, sidéré petits et grands par sa prodigieuse capacité de calcul avant d’animer à la salle des fêtes son atelier de magie mathématique pour un public toujours plus curieux qui passait de stand en stand, se régalant de toutes les animations proposées.

Découvertes et prouesses

Au rayon des prouesses, les plieurs de papier de l’association Oreilles de lapin se sont affrontés, entre autres animations, à la fabrication en origami d’un cheval géant et à celle d’immenses sacs à provision créés à partir d’affiches de grande taille avec l’aide d’un petit peuple émerveillé.

Quant aux Dealers de science du comédien et metteur en scène Matthieu Pouget, une petite armée de scientifiques montant à l’assaut de l’ignorance dans leurs costumes de clowns supersoniques, ils sillonnaient la fête armés de petites cartes à jouer en posant des questions saugrenues qui ouvraient sur des interrogations et des raisonnements scientifiques racontés dans un vocabulaire de tous les jours.

Entre autres stands, les mathématiques précolombiennes, le voyage de Darwin avec le mythique bateau Beagle, le cabinet de curiosités de Fermat Science sous la forme d’un escape game, les ateliers de jeux mathématiques et de hasard, ont fait le plein. Les défis sous forme de jeux de plateaux ou de parties d’’échecs, les découvertes de l’électricité, de la radio amateur, du calcul mental grâce à un jeu de quilles finlandais, des déplacements contrôlés grâce au jeu de Learn’O ont réussi le prodige de faire oublier la pluie et la morosité d’un dimanche qui aurait pu être bien triste sans cette plongée dans la science qui se raconte et s’expérimente. Un bilan mitigé donc en raison des circonstances pour une fête de la science où l’émotion de la découverte était partout présente.

De sorte que, paraphrasant Jean de la Fontaine, un écrivain du siècle de Fermat, on peut tirer la morale de cette histoire :  qu’il pleuve ou qu’il vente, que le Covid sévisse ou fasse une pause, Le plaisir d’apprendre n’a pas dit son dernier mot au pays de notre grand mathématicien.

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